La France a connu cette année un hiver* exceptionnellement ensoleillé, particulièrement sec et relativement doux. En effet, des conditions anticycloniques ont prédominé en décembre et février. Le pays a plutôt été soumis à une circulation d’ouest plus perturbée en janvier. À Paris, le soleil a brillé près de 300 heures alors que la moyenne calculée sur la période 1991-2000 n’est que de 187 heures. Plus au sud, l’ensoleillement a été sensiblement excédentaire dans le Sud-Ouest, excédentaire dans le Sud-Est (proche de la normale dans l’extrême Sud-Est).

Les précipitations ont été contrastées en décembre : généralement proches ou supérieures aux normales sur le tiers Nord de l’Hexagone, les régions Limousin et Midi-Pyrénées, mais déficitaires sur la façade Atlantique et le Sud-Est. En janvier, les pluies ont été importantes sur l’Ouest et la moitié Sud, mais sensiblement déficitaires sur le Nord et l’Est. La presque totalité du pays a connu ensuite un mois de février remarquablement sec. Sur l’ensemble de l’hiver, le bilan pluviométrique est déficitaire dans la grande majorité des régions, tout particulièrement en Auvergne, dans les Pyrénées et sur le pourtour méditerranéen. Cet hiver peu pluvieux fait suite à un automne déjà très sec. Ces six mois, habituellement propices à la recharge des nappes souterraines, n’ont donc pas joué pleinement leur rôle cette année.

Durant la saison, l’enneigement a été proche de la normale sur les Alpes du Nord, excédentaire sur les Alpes du Sud, mais très nettement déficitaire sur l’ensemble de la chaîne pyrénéenne. Débuté fraîchement avec une température moyenne inférieure à la normale de près de 0,7°C en décembre, l’hiver s’est poursuivi dans la douceur en janvier et février avec des valeurs respectivement supérieure de 2,3°C et 1,8°C aux normales mensuelles. Quelques records ponctuels ont même été battus dans le Nord le 19 janvier (minimales proches de 12°C), dans le Sud-Est le 28 janvier (maximales proches de 23°C) et dans le Nord-Est le 24 février (maximales proches de 20°C). Avec une température moyenne supérieure de près de 1,1°C à la normale, l’hiver 2007-2008 devrait se situer autour du dixième rang des hivers les plus doux depuis 1900.

Pour les trois prochains mois, la majorité des modèles de prévisions saisonnières prévoit en France des températures supérieures à la normale. Aucun scénario n’est en revanche privilégié pour les précipitations.

Source : www.notre-planete.info