Le Pérou vient d’autoriser la prospection pétrolière et gazière sur des parcelles de forêts tropicales sur lesquelles vivent en autarcie des peuples indigènes. Nous voilà revenus aux plus belles années de la colonisation ! Le problème, c’est que des peuples indigènes qui évitent tout contact avec le reste de la société, vivent dans certaines de ces parcelles de forêts tropicales vierges et les groupes de défense des droits de l’homme affirment (ça ne surprendra personne) que l’exploitation de ces régions nuira à ces tribus indigènes. Tout déniant toute nuisance provoquée par cette exploitation, le président de la compagnie pétrolière d’état du Pérou, PetroPeru, a bien entendu, accusé les organisations des droits de l’homme de répandre des mensonges qui se situent selon lui, entre l’exagération totale et la désinformation intentionnelle. Ce sont les mêmes termes qu’utilise « chine nouvelle » pour parler des évènements du Tibet. Près de quinze tribus indigènes isolées vivent au Pérou ; les informations concernant ces groupes sont difficiles à obtenir, car beaucoup sont nomades et se sont enfoncés de plus en plus profondément dans la forêt. La compagnie pétrolière a déclaré qu’elle pensait que les tribus indigènes seraient préservées, étant donné qu’elles vivent dans des réserves protégées qui ne sont pas comprises dans la vente aux enchères.

Le problème, c’est que ces tribus se déplacent à l’extérieur et à l’intérieur des parcs selon les saisons. Et de ce fait, elles s’exposent au contact des ouvriers venus d’autres régions et ainsi, à de nouvelles maladies mortelles, qui ont déjà décimé plusieurs tribus dans le passé.

Les leçons du passé ne servent à rien, le « pousse-toi que je m’y mette » reste encore malheureusement une règle sur cette planète !