Après le refus irlandais, l’Union Européenne est dans l’impasse ; probablement que cette union née de la nécessité de construire une puissance économique au sortir de la seconde guerre, à trouvée sa réalisation dans l’euro, et que, depuis la disparition de l’URSS, elle est devenue une sorte de grand marché européen ; une union douanière avec des options à géométrie variable comme « Schengen » pour l’immigration ou la zone « Euro » pour la monnaie.

L’Europe est en panne institutionnelle parce qu’elle est en panne de projet et ce n’est pas à 27 autour de la table que l’on arrivera à en poser un, qui soit cohérent et satisfasse tout le monde.

Dès lors que faire?
Laisser vivre cet espace économique et revenir au noyau fondateur des Six (Allemagne, Benelux, Italie et France) pour poser les bases d’un projet qui pourrait (devrait) tourner autour de la question du développement durable ; car cette question préoccupe tous les citoyens européens. Cela voudrait dire entre autres, faire un « grenelle » à l’échelle européenne :

  • Investir massivement dans la recherche et développement sur les savoir-faire et les technologies « durables »,
  • Mettre en place des règles intégrant des contraintes environnementales pour les produits entrants,
  • Protéger la bio diversité,
  • Lancer en commun des projets de rénovation des bâtiments,
  • Développer massivement les énergies renouvelables,
  • etc.

Tout cela pour préparer l’Europe, si vulnérable sur le plan de ses approvisionnements énergétiques, à la sortie de « l’économie hydrocarbure ». S’engager dans la voie d’un grand projet de développement durable à cette échelle, permettrait de prendre acte que l’Union Européenne en tant que projet économique s’est arrêtée à Nice mais que désormais, « l’Europe puissance » s’est vraiment mise en marche sur la croyance commune en un projet véritablement au service de l’avenir des Européens.