Si ça marche, c’est une sorte de révolution verte qui est en route !
Tout est basé sur la découverte, faite par un scientifique de l’université de l’Oklahoma, d’un micro-organisme très étonnant : une variété de Clostridia, qu'il a trouvé au fond d’une mare aux canards.
Cette bactérie, qui n’est pas encore brevetée, a la particularité d’absorber du gaz carbonique qu’elle transforme en éthanol pur. Dans la nature, les quantités sont infimes. Mais, mises en colonies dans des séries de tubes qui ressemblent à des filtres, elles sont capables d’en produire des quantités industrielles. Une tonne de résidus organiques peut produire 380 litres d’éthanol… à 17 centimes d’euro le litre. La société Coskata est en train de construire une raffinerie pilote en Pennsylvanie.
Comment ça marche ?
Des matières organiques sont incinérées dans un fourneau, qui produit un mélange de monoxyde de carbone, d’hydrogène et de CO2. Ce gaz est ensuite injecté dans un «bioréacteur» où ces micro-organismes affamés «consomment» le monoxyde de carbone et l’hydrogène pour le transformer en éthanol et en eau. Après séparation, l’eau est récupérée et réinjectée dans le « bioréacteur ». Le résultat est un éthanol pur à 99,7 %, qu’il est possible de mélanger à 85 % avec de l’essence pour voitures. Ce carburant mixte, réduit de 90 % les émissions de gaz à effet de serre. Tout cela se fait très rapidement ; il faut moins de deux minutes pour transformer la matière organique introduite dans le fourneau en éthanol.