Après Berlin, l’élection de Barak OBAMA fait tomber un deuxième mur ; celui de la couleur de la peau. Il en reste un troisième : celui qui sépare le « développement » du « non développement ».

A souligner à ce titre le dernier livre de Jean ZIEGLER : « La haine de l’occident » (Albin Michel). Le constat est terrible : depuis 500 ans, le « nord », les « blancs », « l’occident », soit plus au mois 20% de la population mondiale dominent la planète.

D’abord, la conquête à la suite Christophe Colomb, ensuite le commerce triangulaire et sa déportation massive de peuples noirs pour remplacer les amérindiens exterminés préalablement sur l’autel du capitalisme naissant. Vint ensuite l’occupation militaire au 19ème et 20ème siècle afin de garantir les ressources minières, agricoles et énergétiques. Et enfin, la « barbarie marchande » portée par la globalisation du capitalisme financier a permit de maintenir l’écart.

On nous vante une croissance de la richesse moyenne par habitant ; mais cette moyenne cache en réalité un écart qui ne fait que s’accroître entre ceux qui ont et ceux qui n’ont rien. Le 3ème mur à faire tomber est celui de l’accès à l’alimentation, à la santé, au logement, à la sécurité, à l’éducation et à la gouvernance démocratique.

Ce développement est impossible sans une politique de maîtrise de nos consommations d’énergie, d’eau et de matière première. Moins gaspiller, moins dépenser, (ou le faire plus intelligemment), c’est arrêter le pillage éhonté de ressources qui sont le bien commun de l’humanité ; c’est rendre aux peuples qui en furent les victimes depuis 500 ans, une partie de cette richesse. Autrement dit, inventer un développement durable est le seul moyen de permettre le développement tout court ; à l’échelle de la planète !