Un exemple : celle qui existe entre l’anémone (le prédateur supposé) et le poisson clown (sa proie supposée). L’anémone de mer qui peut atteindre presque 2 m de diamètre, se nourrit de plancton, de petites crevettes ou de poissons attrapés grâce à ses tentacules. En cas d'agression, certaines anémones de mer sont capables de projeter des filaments blancs urticants, qui ont des effets semblables à ceux des méduses pour l'homme.

Pourtant, les « poissons clown » vivent la plupart du temps en symbiose avec des anémones de mers. C’est le mucus de ses écailles, qui le protège des aiguilles urticantes, car il est à base de sucre plutôt qu'à base de protéines, ce qui lui permet de ne pas être identifié comme « nourriture » et lui-même de fait, est protégé de ses prédateurs par le puissant pouvoir urticant de l'anémone. Une fois adopté par une anémone, le poisson clown la défend vigoureusement contre les poissons qui s'attaquent à ses tentacules, comme le poisson papillon.

Efficaces dans la lutte contre les parasites, il rapporte parfois des débris de nourriture dont l’anémone s’empare. Quant au poisson-clown, il dépose ses œufs sur une surface plate protégée par l'anémone. Non seulement l’anémone ne l’attaque pas, mais en plus, elle l’immunise contre son poison en imprégnant le mucus du poisson clown d’une substance qu’elle émet.