Alors que le prix du baril s’envolait sur les marchés en mai, je prévoyais déjà sa baisse à moyen terme.
(Voir mon blog du 11 mai sur la question.
Pourquoi ? Parce que ce prix, qu’il soit orienté à la hausse ou à la baisse, n’est que le résultat d’une attitude spéculative sur la valeur de revente à très court terme du produit. Cette logique de court terme s’applique à tous les domaines dés lors que l’on est dans un système à « flux tendu », sans stock important. Les produits alimentaires ont subi le même syndrome dès lors que quelques surfaces (pas très importantes somme toute) ont été consacrées à l’éthanol dans le Middle West Américain. Le prix n’est plus en relation avec la valeur réelle du produit mais en fonction de l’espérance d’encaisser une plus value dans les prochaines semaines. Ce n’est pas la rareté des réserves qui a influencé la hausse de cet été, mais l’espoir d’encaisser une plus value à la revente d’un baril qui aurait augmenté dans l’intervalle. Aujourd’hui, la majorité des spéculateurs sur le baril de pétrole estiment compte tenu de la crise, que la demande va baisser et qu’il est inutile d’en acheter donc, aucun espoir de le voir repartir à la hausse dans les semaines prochaines. Mais ne nous y trompons pas, il remontra et il remontra très fort ; peut être même au milieu ou vers la fin de 2009 ; la hausse du baril est une donnée structurante de ces dernières années (Voir le schéma) et cette hausse s’accentuera dans la décennie prochaine. La croissance des pays émergents comme la Chine, l’Inde ou le Brésil est une donnée structurante des 50 prochaines années. A elle seule, la Chine devra loger l’équivalent de la population des Etats-Unis dans de nouvelles mégapoles en cours de construction …

C’est la raison pour laquelle il ne faut pas baisser la garde et investir dès maintenant dans l’économie de l’après pétrole. La Chine, le géant économique des 30 prochaines années ne s’y trompe pas en parvenant déjà à améliorer de 3,5% par an son efficacité énergétique.