Pour piéger le rayonnemet solaire, les chercheurs ont composé un "sandwich" composé de plusieurs couches de matériaux différents; chacune ayant des propriétés spécifiques:

  • une fine couche de silicium comprise entre
  • une couche anti-reflet sur le dessus,
  • une nouvelle combinaison de multi couches réfléchissantes associée à un réseau de diffraction en dessous.

Les résultats obtenus ont montré qu'il était possible d'augmenter jusqu'à 50% le courant de sortie. Les multicouches déposées sur le dessous de la cellule permettent à la lumière de rebondir plus longtemps dans la couche fine de silicium ; ce qui lui donne suffisamment de temps pour transmettre son énergie à la structure et produire un courant électrique. La couche supérieure empêche la lumière de ressortir trop vite du complexe.
L’objectif est d’assurer que tout rayon qui entre dans la couche parcours un trajet qui soit le plus long possible dans le silicium. Plus le rayon reste dans le silicium, plus il produit de l’énergie !
Moins de silicium (une fine pellicule de 2 micromètres) et une augmentation d'efficacité de 50% a été mesurée lors de la conversion des rayons solaires en électricité. Les résultats obtenus ont déclenché un considérable intérêt industriel. Si le marché du solaire reste fort, une mise sur le marché dans les 3 ans est possible pour les concepteurs. Une publication de leur découverte est prévue dans le journal "Applied Physics Letters".
Le potentiel de commercialisation est grand car les substrats de silicium cristallin de haute qualité utilisés dans les cellules solaires habituelles représentent près de la moitié de leur coût. Dans cette nouvelle version ce type de silicium représente une part très faible (environ 1%) de la composition de la cellule.
Un pas de plus pour que le solaire devienne une énergie compétitive sur le réseau électrique.