Sa culture nécessite peu d'engrais, aucun produit phytosanitaire et très peu d'irrigation. Son importante production végétale (jusqu'à 12 tonnes par hectares) en fait un excellent piège à CO2 ; et à l'état de produit industriel, les matériaux en chanvre sont recyclables et peuvent être compostés.

 

Excellent isolant
La laine de chanvre possède les mêmes propriétés isolantes que les laines minérales. C'est aussi un bon isolant phonique. La différence fondamentale réside dans le fait que cette laine est d'origine végétale. Néanmoins, environ 10 à 15 % de polyester ou de polyuréthanne non renouvelable est ajouté aux fibres pour les lier entre elles et améliorer leur tenue verticale. Ce n'est pas obligatoire et certains fabricants remplacent ces dérivés du pétrole par de l’amidon, qui est renouvelable. Comme toutes les fibres naturelles, le chanvre est également traité avec du sel de bore, utilisé comme fongicide, anti-insectes et rongeurs, et contre le feu.
Intégrable au béton
La partie interne de la tige, la chènevotte, mélangée à des liants minéraux (chaux, sable), permet de fabriquer du béton ou du mortier, avec de bonnes propriétés isolantes. Il est de plus en plus souvent utilisé dans la construction pour la réalisation des murs, des sols, des toitures ou encore sous forme d'enduits que l'on travaille à la truelle.

Régulateur d’humidité
Le béton de chanvre est également perméable à la vapeur d'eau. Cette propriété lui confère une bonne capacité à absorber le surplus de vapeur d'eau quand l'air est trop humide et à la restituer lorsqu'il s'assèche ; c’est donc un bon régulateur d’ambiance.
Le chanvre devient un matériau d’avenir.