Pendant les périodes de chaleur, ce sont les murs qui commencent par chauffer ensuite, l’air intérieur. D’où l’avantage des murs en pierre, très épais utilisés dans les églises, les châteaux ou les maisons anciennes ; procédé de construction en s’en doute, difficilement applicable aux maisons individuelles. Bien que le béton puisse aussi jouer ce rôle. Les matériaux à changement de phase s’inspirent d’un phénomène bien connu : il faut plus d’énergie pour faire fondre ou s’évaporer un solide, que pour le chauffer. Il suffit donc d’une paroi même mince faite d'un matériau qui peut s’évaporer ou fondre, pour obtenir la même inertie thermique qu’un mur en pierre épais ou en béton.

Cette idée n’est cependant pas neuve, dans certains pays d’Afrique, les habitations au toit de tôle, très sensibles à la chaleur, sont recouvert de pierres volcaniques poreuses qui stockent l’humidité. Quand arrivent les heures chaudes, l’eau s’évapore, ce qui retarde ainsi la montée en température. C’est la raison pour laquelle, les murs des anciennes fermes en torchis donnent une impression de fraîcheur plus grande que les murs en béton parce que le mélange de terre argileuse et de paille retient mieux l’humidité.

Aujourd’hui, c’est de la paraffine mélangée à un solvant qui joue ce rôle ; elle est utilisée sous la forme de micro grains encapsulés dans un polymère, mélangée à du plâtre.

Quand ce mélange arrive à son niveau de fusion (entre 24°C et 26°C par exemple), la paraffine fond en absorbant la surchauffe ; ensuite, la chaleur accumulée est déchargée la nuit, au moyen d’une ventilation. Seule réserve au système, c’est qu’il est fait à partir de dérivés du pétrole.

Mais nul n’est parfait dans ce bas monde !