Quand les voisins de Dubaï, Bahreïn ou du Qatar se disputent le titre des plus hauts bâtiments du monde, Abu Dhabi s’engage dans une autre compétition : celle de la ville la plus « verte ». En espérant coiffer la Chine sur le poteau, dont la « cité écolo », construite sur les terres de Dongtan, devrait accueillir ses premiers visiteurs pour l’Exposition universelle de 2010.
Plus restrictive encore que Dongtan, Masdar City interdira en effet la moindre voiture polluante dans ses rues, dont les deux tiers seront piétonnes. Une centrale photovoltaïque de 500 mégawatts devrait voir le jour. C’est considérable ; la moitié d’un réacteur nucléaire !
Une usine de désalinisation, alimentée par l’énergie solaire, fournira quant à elle l’eau potable aux futurs 50 000 habitants. Conçus pour minimiser la consommation énergétique, les bâtiments n’excéderont pas les cinq étages de hauteur, et seront séparés par des rues étroites, pour favoriser la ventilation naturelle.
Un centre de recherche et développement sera crée en partenariat avec le Massachusetts Institute of Technology. Les jeunes diplômés, spécialisés dans les cleantechs, devraient ensuite avoir l’embarras du choix parmi les 1500 entreprises « vertes ».
Pour autant, l’engagement pro-environnemental de l’émirat arabe ne s’accompagne pas (encore ?) vraiment d’une politique sociale responsable les immigrés bangladeshi, indiens et chinois qui travaillent sur le chantier empochent un salaire mensuel qui ne dépasse pas les 190 dollars, quand le PIB des Emirats Arabes Unis atteint en 2008 les 55 200 dollars par habitant…