« Zéro carbone », cela veut dire : l’acquisition de nouveaux savoir-faire, de la conception à la réalisation. Cela veut dire aussi, un formidable investissement pour l’avenir de ce territoire et de ses entreprises. Car, leur principal enjeux aujourd’hui, c’est de pouvoir offrir demain, les produits les moins gourmands possibles en énergie, en eau et en matière première parce que les réglementations nationales et internationales l’imposeront, parce ces ressources pèseront lourdement sur le coût des produits et parce qu’enfin, le public aura changé sa façon de consommer. Les jeux Olympiques « zéro carbone » seront pour la Haute Savoie et ses entreprises l’opportunité de financer cet effort de formation et d’acquisition de savoir-faire sur un cas réel pour être prêtes le moment venu.
D'autant que le calendrier est complètement «raccord » avec les dispositifs législatifs du « grenelle » (notamment sur la performance des bâtiments), les probables réglementations issues du sommet Copenhague prévu à la fin de cette année et l’évolution très sensible des consommateurs.
C’est aussi une chance de sortir l’olympisme du « gigantisme affairiste » de ces dernières années, qui l’entraîne vers la surenchère et la spéculation. Mettre cette compétition sportive dans cet axe, c’est lui redonner un système de valeur dont chacun s’entend pour dire qu’il n’était plus tout fait celui de l’effort, de la rigueur et du désintéressement…

Il y aura plusieurs gagnants au sortir de ces jeux : les sportifs, les entreprises, le territoire et ses habitants et les générations futures.