Le premier démonstrateur a été mis au point en 2002 ; dans la foulée, de nombreuses équipes se sont lancées dans la course. Leur secret ? Il s’agit de véritables aimants, dont l’appareil tire sa capacité à produire du froid, en vertu de “l’effet magnétocalorique” découvert en 1881 par le physicien allemand Emile Warburg : la température de certains matériaux peut varier en fonction des champs magnétiques auxquels ils sont soumis. Car chacun des atomes d’un matériau magnétique est doté d’une sorte de petit aimant : le moment magnétique, qui s’ordonne lorsque le matériau s’aimante. En compensation, l’agitation des atomes diminue et le matériau refroidit. Le phénomène est parfaitement réversible : lors de la « désaimantation », le matériau se réchauffe.

Ce matériau miracle, c’est le gadolinium. Non polluant, l’appareil s’avère surtout peu gourmand en énergie, pour la bonne raison qu’il bat des records d’efficacité : Son coefficient de performance (rapport des puissances froide et chaude) est évalué à 60%, alors que les réfrigérateurs classiques sont limités à 40%.

Enfin, le gadolinium fonctionne à pression ambiante : plus besoin d'un compresseur souvent bruyant avec l'âge ! Une réserve cependant : Rare, ce matériau miracle est extrêmement coûteux. On cherche donc d’autres alliages. Un composé a le vent en poupe : un mélange de lanthane, de fer et de silicium.

Les jours de notre bon vieux réfrigérateur bruyant et gourmand en énergie, sont désormais comptés.

Source : sciences et vie