La Russie arrive en tête des pays exportateurs de bois d'origine présumée illégale transférés vers l’Europe, suivie par l'Indonésie, la Chine et l'Afrique centrale. Le problème dans la lutte contre l'exploitation illégale des forêts résulte non seulement dans l'arrivage de bois en tant que tel, mais aussi dans l'exportation de produits déjà transformés comme le papier et les meubles. Le bois arrive sous forme de planches ou de troncs d'arbre et les stocks importés légalement et illégalement finissent par être mélangés. Et tout cela a un impact sur l’environnement ; la déforestation massive des forêts tropicales accélère la perte de la biodiversité et le changement climatique.
Chaque année, plus de 800.000 hectares de forêts tropicales du bassin du Congo sont détruits alors qu'ils abritent notamment la plus grande partie des populations de grands singes au monde. De son côté, l'Indonésie qui possède notamment près de 80% des dernières forêts tropicales primaires d'Asie du Sud-Est, a perdu en 50 ans 72% de ses forêts anciennes, menaçant ainsi la survie des orangs-outans.
Seule une réglementation européenne stricte peut enrayer ce phénomène. WWF, en collaboration avec Greenpeace, les Amis de la terre et France nature environnement (FNE), a établi une liste de 10 recommandations pour combler les lacunes de cette réglementation. A suivre. Rappelons que les labels FSC ou PEFC attestent d'une gestion forestière raisonnée et permettent d'identifier les produits provenant de forêts tropicales gérées selon des pratiques respectueuses de l’homme et de l'environnement.

Pensez y en achetant votre mobilier de jardin (c’est la saison) ; mais aussi pour tout produit manufacturé utilisant comme matière première le bois (comme le parquet ou le papier.