L'objectif de ces simulations est d'estimer la vitesse de réchauffement de la température à la surface de la planète. Le modèle développé par le MIT intègre un grand nombre de variables économiques (400) dans le but d'évaluer les degrés de risques encourus en fonction de différents scénarios politiques.
Publié ce mois-ci dans le journal de l'"American Meteorological society", ces résultats sont illustrés par les deux roues en photo ci-dessous. Celle de droite indique le résultat si rien n'est fait (ou peu). La hausse prévisible va de +3°C à +7°C. La largeur de la tranche indique l'importance du niveau de probabilité de la fourchette. Nous avons 70% de chance de nous retrouver avec une température entre 3°C et 5°C de plus à la fin du siècle. La roue de gauche indique le résultat probable avec une politique agressive de réduction des émissions de GES. On a quand même avec une forte probabilité (70% là aussi) de nous retrouver avec 2°C à 3°C de plus.

Les études de 2003 annonçaient une augmentation de 2,4°C. Cette différence s'explique par la prise en compte de plusieurs facteurs tels que l'amélioration du modèle économique et l'augmentation de la quantité et du degré de précision des données disponibles.
Depuis quelques années, les spécialistes s'accordent pour dire qu'une hausse supérieure à 2°C serait très préoccupante pour les écosystèmes; ils n'auraient pas suffisamment de temps pour s'adapter à cette nouvelle situation. Nous y voilà.
Il faut maintenant, en plus d'essayer d'enrayer ce dérapage, anticiper sur les conséquences diverses et variées que ce nouvel environnement risque de créer afin de limiter le montant de la facture pour nos petits enfants...

Source: BE Etats Unis 166.