Si les trains et les ascenseurs demandent un approvisionnement constant, le démarrage des lave-vaisselles ou des lave linge se fait à des moments de la journée assez bien structurés tout comme la demande d’éclairage. La difficulté pour approvisionner tout cela, réside dans le fait qu’il faut un équipement de production qui soit capable de produire à la demande à l’instant « T ». Or cette capacité à répondre en instantané coûte cher économiquement et environnementalement.
La solution ? Le « smart grid » : le réseau intelligent ? Le résultat d’une convergence technologique entre les instruments de contrôle et d’information les plus sophistiqués, la téléphonie et l’informatique qui a pour objectif de rendre ces réseaux qui ne seront plus seulement des réseaux de distribution, plus « vert », plus efficaces, plus réactifs et plus transparents qu’aujourd’hui. Chacun d’entre nous aura la possibilité de devenir un acteurs de l’efficacité énergétique mais aussi une producteur d’énergie.

Le prix de l’électricité pourra varier rapidement en fonction de la demande et chaque consommateur pourra décider de différer ou non, son achat. Il pourra aussi choisir d’acheter une énergie plus ou moins « verte ». En plus de cela, le réseau intelligent permettra de coordonner les productions des particuliers qui, d’une centrale solaire photovoltaïque ou d’une petite éolienne injecteront sur le réseau.

Les propriétaires de voitures électriques pourront également recharger leur véhicule durant la nuit aux heures les plus favorable. Mais cette circulation d’électricité dans le cas des voitures électriques ne se fera pas que dans un sens. Les batterie des véhicules pourront jouer le rôle d’un énorme « réservoir d’énergie » capable d’absorber la production nocturne des éoliennes.

La remise à niveau du réseau américain est estimée par les spécialistes à 50 milliards de dollars. Longtemps laissé à quelques start-up, ce marché attire désormais des entreprises de la taille de Google, Intel, Microsoft, IBM, Oracle, General Electric, SAP, Siemens, Schneider ou Accenture.