D'après les calculs de Bosch, un moteur conventionnel à combustion interne permet de faire 1.5 à 2.5km avec un kilowattheure (kWh) d'énergie. Un hybride avec un moteur électrique et diesel combiné permet de parcourir 3.2km et une voiture à propulsion électrique, 6.5km. Si l’on ajoute à cela l’entretien plus que sommaire pour un moteur électrique, la possibilité, selon l’origine de l’électricité (obligatoirement renouvelable pour ne pas être polluante), d’un déplacement à « zéro pollution », l’absence de bruit, etc., il est clair que la motorisation électrique est la voie d’avenir.

Une seule ombre au tableau et elle est de taille : le stockage de l’énergie.

Des constructeurs sont aujourd’hui capable d’afficher des performances plus qu’honorables comme ce véhicule de sport (voir photo) qui, à l’instar d’une Ferrari, passe de 0 à 100km en 3,7 secondes ! Des véhicules familiaux sont annoncés avec une autonomie de 400km entre deux charges.

Pour autant, le poids et le coût de l’équipement nécessaire au stockage de l’électricité restent encore très (trop) élevés ; plus pour très longtemps.

Nous sommes probablement à la veille d’une révolution technologique majeure du genre de celle qui en quelques années, a mis par terre la technologie du film argentique au profit du numérique. La technologie des batteries lithium–ion après avoir permit le décollage du téléphone et de l’ordinateur portable, devrait permettre à la voiture électrique de sortir de la confidentialité. Certes, à 120 000$ l’exemplaire, nous sommes encore dans un marché de niche ; mais souvenons du prix, du poids et de la taille d’un téléphone portable il y a 20 ans…

Le 20ème siècle (1899 pour être précis) a commencé avec « la jamais contente », le 1er véhicule à atteindre les 100 km/h ceci grâce à la propulsion électrique. Elle fut ensuite supplantée par le moteur à combustion interne avec le résultat environnemental que l’on connaît ; qu’en sera t’il du 21ème siècle ?...

Source : the economist 5 /09/09