Le principe repose sur l’interconnexion d’un grand nombre de centrales solaires thermiques à un réseau de distribution d’électricité connecté au réseau européen. La production d ‘électricité sera assurée par des centrales à concentration solaire.


Des « capteurs miroir » concentrent la chaleur du rayonnement solaire sur un seul point pour produire de la vapeur avec laquelle, comme dans le cas des centrales classiques, on va fabriquer de l’électricité. Ces centrales pourraient être couplées à des installations de dessalement d'eau de mer, un atout supplémentaire pour ces régions arides.

Selon les études du Centre Aérospatial Allemand, les centrales thermiques solaires pourraient couvrir dans les 40 ans à venir plus de la moitié des besoins énergétiques nécessaires sous forme d'électricité de l’Europe, du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord, pour un investissement estimé à 400 milliards d'euros (l’équivalent d’un peu plus du double du parc nucléaire européen actuel qui ne couvre que 30% des besoins électriques de l’Europe seule ; c’est jouable).

L'objectif de DESERTEC dans un premier temps sera de produire 15% des besoins en électricité de l'Europe et une partie substantielle des besoins des pays producteurs. À terme le projet DESERTEC espère se développer dans tous les déserts de la planète qui s'étendent de part et d'autre de l'équateur. Selon les experts du projet, il suffirait d'équiper 0,3% des 40 millions de km2 de surfaces désertiques de la planète en centrales thermiques solaires pour couvrir les besoins mondiaux actuels en électricité.
Les réserves d'uranium selon les estimations, seraient de 40 ans (source SV) ; voilà une électricité durable et non polluante pour un prix somme toute, abordable.