En décembre, les 170 nations qui ont signé la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques se retrouveront à Copenhague pour finaliser un nouvel accord planétaire sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre qui entrerait en vigueur en 2012, à l’expiration du Protocole de Kyoto. Le niveau actuel est de 380 ppm CO2 soit le plus élevé depuis 650 000 ans… Si rien n’est fait, nous émettrons 70 milliards de tonnes (Gt) de CO2eq par an en 2030 avec dans l’intervalle, un emballement catastrophique du dérèglement climatique.
L’étude de Mac Kinsey estime qu’une baisse de 38 milliards de tonnes de CO2eq à cet horizon est tout à fait possible avec à la clé, une stabilisation des émissions en 2030 aux niveaux de 1990, soit 50 % de moins que la courbe correspondant à la « marche habituelle » des affaires.

Ces réductions coûteraient environ 200-350 € milliards par an d'ici 2030 – moins d’1 % du PIB mondial prévu en 2030 (compter 3% pour les coût de déploiement). Rien de tout ceci n'entraverait la croissance, bien au contraire, elle s’en trouvera stimulée et le coût de l’énergie resterait stable.

Le 1er tiers de l’objectif des 38 milliards de tonnes à éviter ne coute rien voir crée de la valeur (Voir graphique). Les plus gros gisements se trouvent dans le recyclage des déchets et dans l’efficacité énergétique dans l’industrie.

Le deuxième tiers de 38 milliards de tonnes à éviter, se situe à un coût inférieur à 10 € la tonne ! Pour un maximum de 20€ la tonne de CO2eq, on évite pratiquement 20 milliards de tonnes sur un total de 38 milliards.


A noter que les plus gros potentiels sont dans :

  • La modification des pratiques agricoles (22% env.),
  • L’énergie nucléaire (5% env.),
  • L’éolien (5% env.)
  • L’énergie solaire (6%).

Deux conditions pour que cela marche :

Tout le monde doit se lancer en même temps à commencer par la Chine et cela, dès 2010… Le résultat de Copenhague risque fort de ne pas être à la hauteur.