Outre les premières révélations d’un repenti mafieux, d’autres enquêtes avaient été menées au début des années1990, qui toutes, confirmaient ces récentes affirmations. Il était de notoriété que la mafia calabraise organisait dans les années 1980-1990 le trafic vers l’Afrique de déchets toxiques en même temps que celui des armes par bateaux.
Par contre, Il n’avait par contre jamais été mis à jour qu’elle les sabordait en mer lorsqu’il lui était impossible d’écouler la marchandise vers les pays du tiers monde ou plus simplement pour toucher les dividendes de l’assurance. La découverte par un robot téléguidé, le 12 septembre dernier au large des côtes Ouest de la Calabre, d’un des trois navires coulé en 1992 la cargaison qui reposait par 500 mètres de fond avec 120 bidons de déchets radioactifs., a donné crédit à ses déclarations.

Selon ce repenti, ces déchets provenaient "des industries chimiques et pharmaceutiques, soit d’Italie, soit d’Allemagne, de Suisse et encore de Russie. Et pas seulement. Même l’ENEA - Agence nationale pour l’énergie atomique - (…), fit écouler un chargement de 500 barils de boues radioactives de son site de Rotondella. C’était en 1987, les déchets radioactifs ont fini à l’embouchure du Fleuve ’’Ueli Scebeli’’, un Fleuve d’Ethiopie. Nous étions seulement les exécutants, nous faisions le sale travail pour les autres. ».

L’ex-mafieux donne l’exemple d’un chargement de 5 000 bidons de déchets radioactifs. Destination la Somalie, le plus souvent, mais aussi le Nigéria, le Kenya, le Congo, le Mozambique.

(Source: AFP et le journal du développement durable)