C’est le sens du rapport « Consumers, business and climate change » qui indique clairement que les consommateurs peuvent être des acteurs majeurs de la lutte contre le changement climatique.

Le constat est simple : si les consommateurs des pays développés sont responsables de 75% des émissions de carbone, ils peuvent devenir un levier majeur de la réduction de ces émissions.

Une approche basée sur la consommation permet de dépasser les frontières nationales et donc, la volonté des pays à baisser (ou non) le niveau de leurs émissions. 20% des émissions chinoises sont le fait de produits consommés par les pays développés ; dés lors, la répartition des efforts de réductions non pas par les Etats mais par les consommateurs devient plus équitable. Cette approche permet de contourner les réticences des pays qui aspirent à un développement économique légitime.

Tout cela est possible si les consommateurs ont la possibilité de choisir. Cela veut dire :

  • rendre disponibles les produits et services sobres en carbone et permettre une information transparente sur ceux-ci,
  • soutenir et promouvoir ces choix « verts » en mettant en place des processus économiques et des infrastructures adaptés.

Selon les auteurs du rapport, « L’opportunité est donc là pour les consommateurs, avec l’aide des entreprises, de mener une révolution verte qui aiderait les gouvernements à atteindre des objectifs de réduction des émissions plus ambitieux ».

Les études montrent que les consommateurs sont freinés par les prix, le manque d’information et la disponibilité des alternatives. Une demande verte incitera les multinationales à se positionner et à innover.

La lutte contre le changement climatique à travers une consommation verte place le consommateur au centre de ce combat en faisant de lui un consom’acteur ; elle évite aussi l’opposition des pays développés contre les pays en développement.