On en a introduit dans les matériaux de construction comme le parpaings, les isolants, ou les panneaux ainsi que dans les matériaux composites. L'incorporation de fibres végétales comme le bois, le lin, le chanvre dans les matériaux thermoplastiques ou thermodurcissables en remplacement des fibres de verre se fait depuis près de 10 ans.
On trouve aussi des produits qui associent du PVC avec du chanvre ou de la farine de bois, pour fabriquer des profilés de terrasse, des pontons ou des barrières, des pièces d'habillage intérieures d'automobiles où les polypropylènes sont associés à 30 % de chanvre. On trouve aussi ces composites dans les aspirateurs et les fers à repasser.

Des avantages économiques et environnementaux

Cette substitution a pour avantage la baisse des coûts de revient et réduit l'impact environnemental des produits, notamment grâce à la réduction sensible du cycle de fabrication ; sans parler des gains énergétiques, du caractère renouvelable de la ressource, de la réduction des matières premières fossiles et du recyclage.



En 2015, les voitures commercialisées en Europe devront être recyclables à 95 % ; dès lors, les constructeurs se tournent de plus en plus vers ces matériaux verts. PSA a annoncé son objectif de tripler la part des matériaux verts dans les pièces en plastique des voitures à l'horizon 2011 pour atteindre une proportion de 20% des polymères dans les véhicules du groupe à cette échéance, puis de 30% en 2015, contre une proportion de 6 à 7% actuellement. PSA table sur 2/3 de matériaux recyclés et 1/3 de fibres naturelles.

Les composites thermoplastiques chargés de fibres naturelles comme le chanvre ou le lin, plus légers de 20 à 30 % que les fibres de verre, permettent de réduire le poids des véhicules et les émissions de CO2.
Comme il n'existe pas de solution magique, il faudra négocier avec les surfaces agricoles destinées à l'alimentation ... Mais des solutions commecent à émerger, je vous parlerai bientôt !