Jusqu'à présent, les pays en développement regroupés au sein du G77, ainsi que la Chine, faisaient bloc pour refuser toute forme d'engagement, considérant que seuls les pays développés, responsables historiques du réchauffement, se devaient d'endosser des objectifs contraignants.
Pourtant, la Chine a annoncé jeudi un objectif de réduction par unité de PIB de 40 à 45 % par rapport à 2005 en 2020. La veille, Washington avait présenté, sur la même année de référence, des objectifs de réduction de ses émissions de 17 % en 2020 et 42 % en 2030 (peut mieux faire compte tenu de son impact dans les statistiques !). De son côté, le Brésil envisage d'infléchir la courbe de ses émissions d'ici à 2020 de 36,1 % à 38,9 % par rapport à la tendance actuelle. A souligner aussi un effort considérable pour la protection de sa forêt.


En septembre, l'Indonésie avait aussi dévoilé un objectif de baisse de 26 % d'émissions d'ici à 2020 par rapport à la dynamique actuelle.
Seule parmi les grands émergents, l'Inde n'a pas encore pris ce tournant ; le chef de la délégation indienne aux négociations a exclu, en contradiction apparente avec son premier ministre, tout engagement de son pays en faveur d'objectifs chiffrés de réduction des gaz à effet de serre.
Sans trop entrer dans les détails techniques, on est très près des recommandations du GIEC. Il reste cependant encore deux problèmes de taille à résoudre :

  • Le dispositif de contrôle de ces engagements ; comment les puissances émergentes accepteront-elles de rendre des compte ?
  • Le financement de tout cela. Combien d'argent les vieux pays industrialisés sont-ils prêts à mettre sur la table pour les aider ?

Selon les spécialistes, la conférence pourrait achopper sur ces deux questions.

Source : Journal Le Monde