Déjà à 1000 mètres d'altitude, la vitesse est deux fois supérieur à celle enregistrée au sol. Dans l’absolu, il suffirait de récupérer 1% de la puissance de ces vents pour répondre aux besoins énergétique de l’humanité... Une quinzaines d’entreprises à travers le monde ont décidé de relever le défi consistant à capter cette énergie. Trois pistes sont exploitées selon l'altitude : Le ballon captif, le cerf-volant et le rotor. Les ballons captifs visent une altitude de 800 mètres ce qui limite leur production à 1MW pour un ballon d’une centaine de mètres de longueur. Leur avantage réside dans la faiblesse des infrastructures à mettre en place notamment en mer; le potentiel est trois fois supérieur aux éoliennes classiques (voir photo et vidéo en fin d'article).

Des carrousels de voiles géantes équipées de tambours rotatifs qui alimenteront en électricité un alternateur au sol, devraient être installées entre 800m et 1200m; une version d’essai de 3MW devrait être prête pour 2010.

Toujours plus haut... Au dessus de 5000m d’altitude, les problèmes sont à la hauteur des projets envisagés. Une sorte d’aile géante en nid d’abeilles de 200m d’envergure et de 60 mètres de hauteur, équipée de rotors capable de produire 100MW est prévue pour 2018; une version à 10MW devrait voir le jour en 2013; si les concepteurs arrivent d’ici là, à surmonter la montagne de difficultés techniques qui se présente à eux dont le poids du câble évalué à 15 cm de diamètre sur une longueur de 10 000 m, n’est pas la moindre.
Pour autant, le jeu en vaut la chandelle; selon les spécialistes du secteur, à terme ce gisement pourrait représenter 20% du bilan énergétique mondial soit plus de deux fois ce que représentera l’énergie nucléaire et près des 2/3 des besoins en pétrole.
Source: Science et Vie Novembre 2009.