Ces « smart grids » sont censés faire baisser la demande d'électricité de 10 %, d’intégrer dans le réseau les sources décentralisées d'énergies renouvelables et de résorber les pics de consommation générateurs de pannes et de pollution.
Ces technologies pourraient ainsi éviter des coupures de courant qui coûtent chaque année 80 milliards de dollars aux Etats-Unis et réduire la facture énergétique du pays de 150 milliards de dollars par an.

Le département de l'énergie vient de débourser 111,5 millions de dollars pour aider à transformer la ville de Chattanooga (Tennessee) en modèle électrique high-tech. Au total, cent projets se partagent les 4 milliards de dollars (2,7 milliards d'euros) que le plan de relance de l'administration Obama réserve à ce secteur jugé prioritaire.

Si l'on y ajoute les investissements privés, c'est plus de 8 milliards de dollars qui sont engagés aux Etats-Unis pour bâtir une infrastructure électrique économe. Le marché pourrait croître de 9 % par an pour atteindre 65 milliards de dollars en 2013. Certains, comme IBM, voient plus loin pour gérer l'eau, les transports et vont proposer aux villes de réaliser des politiques de développement durable, des systèmes intégrés de gestion intelligente et informatique de tous ces réseaux.

La perspective de voir les opérateurs détailler en temps réel les consommations de chacun, voire d’intervenir à distance dans les maisons, comporte des risques certains. Certains observateurs s'inquiètent de l'utilisation de ces données et de la protection des informations personnelles collectées. Il sera difficile d’éviter une réflexion sur le sujet.