Les pôles sont les régions les plus touchées par le changement climatique. La fonte des glaces, qui s'est accélérée ces dernières années, menace les populations humaines et animales. Les Inuits, et plus largement l'ensemble des habitants de l'Arctique soit 4 millions de personnes, sont touchés par le dégel du permafrost (partie du sol gelée en permanence sur une épaisseur de 80 cm). Leur survie alimentaire, mais aussi culturelle est en jeu.

L’Arctique est une région riche en hydrocarbures. Dans cette zone, un potentiel de 20 milliards de barils de pétrole et 8.000 milliards de m3 de gaz a déjà été découvert. Au niveau planétaire cela ne représente qu’à peine un an de consommation en pétrole et à peine 3 ans de consommation de gaz… Faut-il pour cela prendre le risque de bouleverser irrémédiablement un équilibre aussi fragile?

Pour son malheur, cette zone recèle également des minerais (or, rubis, diamants, zinc…). Autant dire que la bataille est rude pour savoir à qui appartiennent ces ressources.
L’autre enjeu de taille, c’est qu'à la suite de la fonte des glaces, de nouvelles voies maritimes soient ouvertes entre le Japon, la Russie, l'Europe et l'Amérique du Nord. La densification du trafic maritime augmentera de manière significative les risques de pollution aux hydrocarbures.

On rêve d’une convention comme le Protocole de Madrid que l'ancien Premier ministre Michel ROCARD, a mis en place en 1991, avec son homologue australien, sur la protection de l'environnement en Antarctique, menant à l'interdiction de l'exploitation minérale de ce territoire.
Compte tenu de ce qui se trouve dans le sous sol, ce sera cette fois-ci, une autre paire de manche…