On y découvrira de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne.

Construit autour d’une série d’entretiens d’acteurs emblématiques ou exemplaires sur le sujet à travers la planète (Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, un exploitant «bio» en Ukraine…), on découvre qu’une autre agriculture apporte une réponse concrète aux défis écologiques. Des solutions locales qui ne demandent qu’à être partagées sont déjà mises en œuvre partout dans le monde.

Deux approches m’ont particulièrement frappées :

  • Après la deuxième guerre mondiale, les surplus d’explosifs, de gaz de combat et de tanks ont été recyclés vers l’agriculture pour le plus grand profit de l’industrie chimique et pétrolière. Cette prétendue "révolution verte" a liquidé une grande partie des écosystèmes gratuits et pérennes qui ont nourri l’humanité depuis toujours, pour leur substituer les intrants polluants et coûteux de la pétrochimie.
  • Il existe un lien profond entre la terre et les femmes. La façon dont on traite la terre, en exploitant ses ressources sans se soucier de sa vie, ressemble fort à la façon dont les femmes sont traitées. Le génocide des petites filles bat son plein en Asie, surtout dans les régions riches. On estime à 100 millions dans le monde le nombre de fillettes assassinées soit avant, soit après leur naissance.

De plus, cette agriculture repose entièrement sur une ressource bientôt épuisée, le pétrole. Cette dépendance nous conduira immanquablement vers des crises alimentaires qui frapperont les pauvres d’abord, mais aussi les pays riches.

Alors, comme le dit justement un responsable des «sans terre» brésiliens, au delà des politiques impuissants, le pouvoir est aux mains des consommateurs; c’est à dire, chacun d’entre nous.

Le temps du changement est désormais entre les mains des «eco consommateurs».

La bande annonce du film