Sous cette appellation, on trouve un groupe de minerais et de métaux que l'on utilise partout, dans les lasers, les téléphones portables, les écrans à cristaux liquides, ou encore les batteries des véhicules électriques.

La Chine qui produit 97% de ces terres rares, vient d’annoncer en toute discrétion qu’elle refuserait désormais de les exporter pour se concentrer sur son marché intérieur or, les terres rares sont indispensables au développement des technologies  produisant des énergies renouvelables. Les moteurs électriques, les ampoules à basse consommation, les panneaux solaires et les turbines éoliennes. Toyota a besoin de 10 000 tonnes de terres rares par an pour les batteries de ses modèles hydrides Prius.

Ce n’est sans doute pas un hasard si, depuis cette année, la Chine est devenue le premier fabriquant de panneaux solaires et de turbines éoliennes au monde, deux industries grosses consommatrices de ces éléments. Toutes ces énergies vertes ont besoin en effet d’au moins 17 terres rares pour fonctionner. Leur valeur dépasse les 3 000 millions d’euros aux cours actuels. Un marché considérable dont la Chine entend bien profiter. « Le Moyen-Orient a du pétrole mais la Chine a des terres rares », avait dit de façon prémonitoire Deng Xiaoping il y a 20 ans.

Autre détail qui a son importance, ces terres rares sont extraites en Chine dans des conditions catastrophiques pour l’environnement et en dépit des droits élémentaires de la personnes humaine; la plupart du commerce de ces terres est aux mains de mafias locales.

Contrairement à ce qu’évoquent leur nom, ces terres ne sont si rares que cela sur la planète; on en trouve de partout sauf, que leur coût ne sera probablement plus le même pour les raisons sociales et environnementales que l’on imagine. L’éthique a un prix et il sera de plus en plus difficile de faire comme si l’on ne savait pas.