Ces centres sont gourmands en énergie parce que les serveurs en ont besoin pour fonctionner mais aussi se refroidir pour éviter les pannes. Dans un «data center», un tiers de l’énergie sert à la climatisation, un tiers à l’amélioration de la qualité de l’électricité qui arrive du fournisseur et le dernier tiers à l’alimentation même des machines. Pour 1 Kwh consommé par un serveur, il faut dépenser un autre Kwh, au moins, pour élimner la chaleur et les technologies de refroidissement classiques sont poussées aux limites de leurs capacités.

On estime que les datacenters consomment en France environ 4 milliards de kW/h par an, soit 1 % de la consommation totale d’énergie française. A ceci il faut ajouter désormais l’utilisation des logiciels et de services hébergés à distance (le «cloud computing») et les "smartphones”...
Différentes solutions techniques sont déjà disponibles comme des composants matériels à haut rendement, des systèmes de gestion énergétique, des solutions logicielles comme la «virtualisation» ou le système de «free cooling», qui consiste à utiliser, quand les conditions climatiques le permettent, l’air extérieur pour refroidir les machines; Google utilise même l’eau des rivières.
En fonction du service fourni par les serveurs (…), il est possible d’atteindre entre 20 et 70 % d’économies, note l’étude européenne Efficient Servers.
Il est d’autant plus urgent de s’occuper de cette question que la demande explose au gré des nouvelles habitudes qui se mettent en place comme la dématérialisation des procédures administratives (déclaration d’impôts), le déploiement des smartphones, la généralisation du e-commerce et du e-banking ou encore le développement du travail nomade
Entre 2002 et 2008, le nombre de serveurs vendus a quasiment doublé.
Moins de papier certes, mais la question de ce qu'il est indispensable de stocker reste entière !