Chaque année, l’Organisation mondiale de la santé recense près d’un million de cas d’empoisonnement grave par les pesticides dans le monde et pas moins de 22 000 décès. En 2006, le centre anti-poison a recensé 4 587 cas (soit 4% des appels) dus à des expositions accidentelles aux pesticides, mais sans préciser s’il s’agissait d’une origine agricole ou domestique.
Aujourd’hui, les cas les plus connus concernent les expositions résidentielles qui se font lors ou suite à des pulvérisations agricoles sur des champs à proximité d’habitations. Mais pour les particuliers il est encore impossible de faire reconnaître officiellement le lien entre certaines maladies et l’exposition aux pesticides. Des précautions que ne prennent pas non plus la peine de prendre- ou rarement- les jardiniers du dimanche lorsqu’ils utilisent du désherbant…
L’utilisation des pesticides par les particuliers n’est pas le plus important en volume (8% environ du total), elle reste cependant problématique; ces produits peuvent provoquer des intoxications graves, développer des maladies chroniques, des cancers et leur utilisation par les particuliers et collectivités serait ainsi responsable de près de 30 % de la pollution des eaux par les pesticides…

Les gens en général, ne savent pas bien les utiliser, ils ont souvent tendance à les surdoser et ces produits sont vendus en libre service dans les hypermarchés où personne n’est là pour les conseiller. Même dans les grandes surfaces spécialisées, les vendeurs sont souvent insuffisamment formés sur la question et ne proposent que très rarement des alternatives, à l’exception de la chaîne de jardinerie Botanic qui a été la première à enlever de ses rayons tous les pesticides chimiques. Pour rendre la mesure efficace, il a fallu près de 30 000 heures de formation pour sensibiliser les vendeurs des 60 magasins.

Ce type de démarche devrait être étendue aux consommateurs afin de faire évoluer les mentalités sur ce sujet et pratiquer une autre forme de jardinage.


Source : Novethic