Les gaz non conventionnels comme le gaz de schiste fait partie de ces nouveaux «Eldorados»....

Ces réserves sont souvent difficiles d'accès car elles sont peu concentrées dans des réservoirs de faible perméabilité où des méthodes d'extraction spécifiques sont requises. Cependant, les techniques de forage horizontal et de fracturation hydraulique des roches ont rendus plus accessible cette ressource.

Présents en Amérique du Nord, en Asie et dans d'autres régions du monde, l’exploitation des gaz non conventionnels qui dans un premier temps, était le fait de petits producteurs, suscite aujourd'hui l’intérêt des grands groupes.

Aux Etats-Unis, en 1989 on comptait 47 puits de gaz en gisement non conventionnels, on en compte aujourd'hui prés de 6.200. Les experts prévoient qu'à l'horizon 2020, 50 % de la production américaine proviendra des gaz non conventionnels (contre 4 % aujourd'hui). En Europe, plusieurs gisements de gaz de schistes ont été découverts, mais limités à des réservoirs éparpillés et discontinus…

Ces gaz non conventionnels pourraient permettre aux Etats-Unis de se défaire des importations de gaz et même, selon certains, de devenir exportateurs. L’engouement est d’autant plus fort que le gaz naturel est envisagé comme l'une des énergies de demain, notamment pour produire de l'électricité. Selon l'Agence internationale de l'énergie, la consommation mondiale de gaz passerait de 2.947 Gm3 en 2006 à 4.336 Gm3 en 2030. Aux Etats-Unis déjà, le charbon est désormais abandonné au profit du gaz, devenu compétitif et moins émetteur de CO2.

Le pire dans cette affaire, c’est qu’avec l'abondance des gisements et le coût peu élevé de cette ressource, on peut craindre une exploitation massive du gaz au détriment des énergies propres et des mesures d’efficacité énergétiques.