Pour autant, cela ne représente que 2,46% des surfaces agricoles et seulement 3,14 % des exploitations françaises... Alors qu’il faudrait être à 6% pour atteindre une véritable structuration de la filière; ce qui selon les spécialistes du secteurs est tout à fait réalisable. Déjà, les surfaces en conversion ont fait un bond de 86 % en 2009. Chaque mois, ce sont en moyenne 300 exploitants qui s’engagent dans l'agriculture bio.
Au niveau européen, la France est le cinquième producteur de bio. C’est l’Espagne qui en tête avec  1,3 million d’hectares devant l’Italie (1 million ha). Producteur mais peu consommateurs, contrairement aux Français qui sont les deuxièmes consommateurs d’Europe. L’Allemagne représente 30% des produits bio consommés en Europe.
Plus largement, c’est toute la filière bio qui est en train de se structurer. On compte aujourd’hui plus de 25 200 opérateurs en bio, soit 21% de plus qu’en 2008 : 16 446 producteurs, 6352 préparateurs (+13%), 2 233 distributeurs et 172 importateurs.
Pour certains produits comme les volailles, les œufs et le vin, la production française est suffisante pour satisfaire les besoins des consommateurs. Pour autant, 38% des produits bio viennent encore de l’étranger quand la France exporte des fruits, légumes et vins pour 190 millions d’euros.
Les ventes de produits bio ne comptent que pour un peu moins de 2% du marché alimentaire français total; mais ce marché a quasiment doublé par rapport à 2005. Le lait et les œufs par exemple, ont même des parts de marché, respectivement de 13 et de 8%...
Autre nouveauté 2009 : la conversion de la restauration collective au bio. Les achats bio ont plus que doublé en un an. Désormais, 40 % des restaurants collectifs, particulièrement dans les cantines scolaires, proposent de la bio.
En 2012, près de 8 restaurants collectifs sur 10 pourraient donc proposer des produits bio à leurs convives. On n'est pas encore sortis de la marginalité mais ça en prend le chemin!