Les recherches n'en sont qu'à leur début mais il semble que les matériaux organiques présentent de réelles perspectives d'avenir dans le domaine des énergies renouvelables. 

Pour l’instant, le silicium reste le matériau le plus utilisé mais les cellules solaires organiques présentent de sérieux avantages potentiels. Au contraire du silicium qui nécessite de très hautes températures pour sa fabrication, ces cellules organiques ont un faible coût financier et énergétique et un tout aussi faible impact environnemental. Leur mise en forme à partir de procédés en solution comme des encres ou des peintures permet de couvrir de grandes surfaces et peuvent être appliqués sur des substrats flexibles comme des films ou des textiles pour des applications particulières comme les emballages, les vêtements, les écrans flexibles, les recharges de téléphones cellulaires ou des ordinateurs portables.

Pour l’instant, les rendements obtenus (5 %) sont loin de celles silicium cristallin (15 %), mais l'accélération des recherches et des innovations pourrait rapidement rendre cette filière viable.

Une des difficultés importantes qui limite le rendement des cellules solaires organiques réside dans les propriétés des matériaux actifs actuellement utilisés : les polymères conjugués. Si les cellules fabriquées à partir de ces matériaux atteignent des rendements de 5 %, l'utilisation de polymères conjugués pose un certain nombre de problèmes liés à la fois à leurs propriétés intrinsèques, à leur préparation et au contrôle de leur structure (distribution des différentes longueurs de chaînes de polymères dans le matériau).

Ces cellules solaires organiques sont actuellement principalement produites à base de polymères, mais une voie s’ouvre en direction de cellules solaires à base de molécules solubles. Les résultats sont encore modestes mais les marges de progrès sont immenses.

Encore faut-il mettre d'importants moyens dans la recherche. La Chine est un des pays qui investit le plus sur ce sujet. L'Allemagne, la Suède, les Pays-Bas aussi. La France est un peu à la traîne...