La micro-agriculture bio-intensive, déjà employé dans plus de 130 pays à travers le monde; cette technique s’inspire à la fois de l’agriculture bio-dynamique et de la méthode de maraîchage intensive française. Elle préconise notamment l’absence de produits phytosanitaires ou d’engrais, l’association d’espèces végétales complémentaires, le semis rapproché, l’auto-production de semences et la culture sur buttes avec double-bêchage.

Un des objectifs fondamentaux de la méthode est de restaurer la fertilité des sols dégradés par les modes de culture conventionnels. Pour cela, les parties non consommées des végétaux sont compostées et viennent enrichir la terre année après année. Grâce à cette méthode, il est possible d’obtenir des récoltes abondantes sur de petites parcelles.

Un accord entre l’état dominicain, une université technique et plusieurs organisations écologiques internationales va permettre de promouvoir ce mode de culture en République Dominicaine.

À travers cet accord, la République Dominicaine espère avant tout garantir sa souveraineté alimentaire. Ce mode de production nécessite un investissement minimal, puisqu’une partie des cultures est consacrée à la production de graines qui seront utilisées au cours de l’année suivante. L’absence de fertilisants et de pesticides contribue elle aussi à diminuer les coûts, et permet d’appliquer l’agriculture bio-intensive dans n’importe quelle communauté rurale, tout en respectant l’environnement.

Deux ONG s’emploient depuis plusieurs décennies à rechercher des alternatives au modèle agricole responsable de la dégradation des sols, en réhabilitant les techniques traditionnelles et en diffusant les techniques de la micro-agriculture bio-intensive. En lien avec les services de l’Etat, elles participeront à l’enseignement de ces méthodes en République Dominicaine et faciliteront l’accès des petits producteurs et des paysans à leurs centres de documentation et aux résultats de leurs travaux.

Serait-ce la voie vers une alimentation «bio» de masse? On aimerait que cette technique se développe aussi chez sa voisine Haïtienne en proie elle, aux velléités intéressées de MONSANTO...