LUCI (Lighting Urban Community International) regroupe 63 villes dans le monde entier et travaille autour des question d’éclairage public dans les villes. Selon ses responsables, «beaucoup de villes pourraient réduire de moitié leur consommation d’électricité liée à l’éclairage ».

Une « Charte internationale des villes pour un éclairage public durable » devrait être paraphée par une trentaine des 63 villes, membres du réseau.

Tout en créant des ambiances lumineuses plus douces, plus agréables pour les habitants, il s’agit avant tout, de réduire l’impact environnemental de l’éclairage. Les membres de LUCI s’engageant notamment à diversifier leurs sources d’énergie, à respecter la biodiversité et bien sûr à optimiser la consommation de leurs luminaires. 

Des expériences pilotes ont déjà été menées par certaines villes et serviront d’exemple à suivre.

Rotterdam (Pays Bas) qui remplace plus de 8 000 lampadaires sur plus de 150 kilomètres d’axe routier. Un chantier de 5,75 millions d’euros qui réduira de moitié la puissance d’éclairage pendant la nuit avec à la clé, près de 2,1 millions de kWh soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 600 familles.

En France, Toulouse a lancé une expérimentation d’éclairage dynamique depuis mars 2009 dans le quartier de Saint-Etienne. En couplant un système de détection de présence et des lampadaires équipés de LED (Diodes électroluminescentes), ce système permet de faire varier la luminosité de 40 W à 118 W lors du passage d’un piéton. Pour l’instant fabriqué de façon « artisanale » par les services techniques de la ville, le dispositif devrait être confié à un industriel d’ici la fin de l’année.

Selon les élus de la ville, la technologie des LED n’est pas suffisante en elle même puisqu’elle ne permet de réduire la consommation que de 30%. Il faut la compléter par des systèmes intelligents complémentaires.

La ville rose pense ainsi pouvoir diviser de moitié ses consommations électriques liées à l’éclairage d’ici 2020.

  Source : Cleanrech Republic, le 16 septembre 2010, par Baptiste Roux dit Riche