Longtemps ignoré en Inde, sauf par les tribus du nord-est du pays qui s'en servent depuis des temps immémoriaux pour leur habitat, leur nourriture ou comme remède de médecine traditionnelle.

Ce matériau semble être idéal selon ses défenseurs, pour conserver la chaleur; les maisons peuvent être assemblées en une journée, et coûtent deux fois moins cher que celles construites en ciment.

Aujourd'hui, sa culture est encouragée, car le bambou produit davantage d'oxygène que d'autres variétés de bois, et absorbe des quantités importantes de dioxyde de carbone; ce qui permet d’en diminuer la concentration dans l'atmosphère. C'est également la plante qui pousse le plus rapidement au monde. Des industriels s'intéressent à ce matériau pour promouvoir des produits respectueux de l'environnement, comme le plastique " écologique ", mis au point à partir de fibres de bambou. Un constructeur automobile indien pourrait bientôt l'utiliser pour lancer la première voiture fabriquée à partir de bois de bambou.

Le NMBA (Mission Nationale sur les Applications du Bambou) collabore avec des instituts scientifiques pour concevoir d'autres produits de la vie quotidienne, tels des pansements, des serviettes hygiéniques, des chemises, de l’encens ou même du vinaigre...

Les débouchés du bambou paraissent donc innombrables, mais encore faut-il qu'ils soient économiquement viables. La NMBA aide les entrepreneurs à se lancer sur ce marché, en leur accordant des prêts à taux réduit, et facilite leur approvisionnement en construisant des lieux de stockage dans chaque région. 

Cette industrie, artisanale, donne du travail à des communautés vivant dans des régions sous-développées. La chaîne de magasins Bamboo House India vend des produits fabriqués par des tribus à la frontière de l'Inde et du Bangladesh. Le marché existe, mais le manque d'infrastructures rend le transport du bambou difficile et coûteux, et la réglementation qui encadre la culture du bambou est encore contraignante.

Des solutions locales qui améliorent les choses globalement....

Source : Le Monde