La biomasse végétale a l’avantage d’être une matière première inépuisable puisque renouvelable. La séparation de ces différents constituants qui ensuite, sont « resynthétisés », permet la production de nouveaux matériaux avec une empreinte écologique très réduite. Le papier, essentiellement issu de la biomasse végétale en est la démonstration la plus connue…

La lignine par exemple qui est un sous-produit de l’industrie du papier peu valorisé après traitement, devient un charbon actif très bon marché et extrêmement performant, utilisé au quotidien pour purifier l’air ou l’eau.

L'Egypte est grand producteur de pailles et d'écorces de riz dans la région du delta du Nil. Ce résidu agricole, convertis en charbons actifs permet le traitement de certaines pollutions. Une installation industrielle est actuellement en construction en Egypte pour produire du charbon actif qu'il ne sera donc plus nécessaire d'importer.

Les tannins bien connus pour le traitement du cuir, peuvent être utilisés pour la préparation de résines et d’adhésifs. Peu couteux à produire, ils sont utilisés en remplacement des mousses phénoliques dans l’aéronautique et la marine où ils combinent les propriétés de résistance mécanique, d’isolation thermique, d’incombustibilité et d’infusibilité.

Pour autant, le recours massif aux matériaux issus de la biomasse n'a vraiment d'intérêt que s'il met en œuvre les trois piliers du développement durable : le pilier économique en produisant une ressource bon marché qui permet de faire de la valeur ajoutée et affiche des performances qui en facilitent la commercialisation. Le pilier social par la création de nouveaux emplois et l'accès universel à une ressource. Et enfin, le pilier environnemental par l’utilisation d’une ressources renouvelable, utilisable localement et respectueuse de l'environnement. Dans ce contexte, les filières courtes sont à privilégier puisqu’elles rapprochent les producteurs, les transformateurs et les utilisateurs.