1- Cet accord sauvegarde le principe des négociations multilatérales sur le climat, alors que de nombreux observateurs craignaient l’implosion du système. Ce consensus ouvre donc la voie des futures négociations de Durban en 2011.

2- Il prévoit par ailleurs, la création d’un Fond vert mondial qui doit permettre aux pays en développement de s’adapter aux changements climatiques et d’accéder aux technologies vertes. Il doit à rassembler 100 milliards de dollars par an jusqu’en 2020. Reste à savoir s’il s’agira de financements additionnels ou du recyclage d’aides au développement déjà inscrites au budget des Etats auquel cas, on déshabillerait Pierre pour habiller Paul…

3- Et enfin, le processus REDD+ (Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation) destiné à endiguer la déforestation et à récompenser financièrement les états qui s’y engagent a été reconnu. Ce dispositif permet de contribuer de façon significative à la réduction des gaz à effet de serre, tout en respectant et en protégeant les droits des peuples autochtones et les communautés locales, et à la conservation des forêts naturelles et de la biodiversité.
Seul problème de taille : les pays industrialisés ont échoué à poursuivre l’engagement du Protocole de  Kyoto, seul traité qui leur fixe des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions jusqu’en 2012 et leurs engagements de réduction d’émissions ne permettent pas de maintenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C d’ici à 2050. Aucun engagement n’a été pris pour prolonger le protocole au-delà de 2012. Le Japon, la Russie et le Canada refusent au prétexte de vouloir un nouveau traité, qui inclurait les Etats-Unis, la Chine et l’Inde.

Un regret tricolore: la France n’a pas voulu s’associer à ses homologues espagnoles et portugais, qui ont annoncé à Cancun leur soutien au passage de 20% à 30% de l’objectif européen de réduction des émissions européennes d’ici à 2020. Ils rejoignaient le Royaume-Uni, le Danemark, le ministre allemand de l’environnement, le Parlement européen, et plus d’une quarantaine d’entreprises telles que Google, Unilever, Nestlé, Danone, L’Oréal ou Allianz…