A l'origine du drame, une fuite sur un oléoduc mal entretenu. On n'a pas de mal à le croire tant à travers le monde, que ce soit en Alaska, en Sibérie, ou à dans le Caucase, l'état piteux de ces installations est la chose la mieux partagée. Un excès de pression dans la canalisation selon la compagnie exploitante, qui provoque une fuite et l'essence se répand dans les égouts, puis dans la rivière qui traverse un bidonville. On se précipite pour récupérer ce qui est récupérable avec de vieux bidons tant cette énergie est chère et rare pour les autochtones et soudain, c'est le désastre.

Le bilan qui s'alourdit à mesure que le temps passe en est déjà à 83 morts.

83 morts... Régulièrement, l'actualité rend compte de ce genre de désastre ; en Afrique plus particulièrement. Au Nigeria, 250 morts en décembre 2006, 150 morts en mai 2008 et, à chaque fois, dans les mêmes circonstances: une fuite sur un oléoduc mal entretenu, des pauvres qui se précipitent pour profiter de l'aubaine et puis, c'est la catastrophe.

Pardonnez moi de revenir la dessus encore, mais cette essence qui nous est si facile d'accès, a un prix qui peut parfois être terrible pour d'autres... Il ne sert à rien de se culpabiliser ou de se punir mais juste de prendre conscience de cette valeur et de réfléchir à l'usage que nous en faisons.

Ce n'est pas un produit banal et nous ne devons pas le traiter de manière banale. Son prix est bien trop élevé en vies, en dégâts sur l'environnement, sur la santé et sur nos finances. Nos déficit record sur le commerce extérieur sont entre autre, largement dus à la part correspondant à nos importations d'énergie. Mais que vaut tout cela en face de vies brisées et de famille au désespoir?