Les gaz de schiste n’ont pas fini de faire parler d’eux. Alors que l’on pensait le problème résolu par la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique, voila que le sujet refait surface à l'occasion de la publication du rapport d’une mission interministérielle qui semble vouloir contourner l’obstacle.

La mission préconise de récolter un maximum de données afin de connaître les possibilités d’une exploitation «propre». Autrement dit, on cherche une substitution ou une amélioration conséquente à la technique de la fracturation hydraulique interdite par la loi.

En cette période de flambée des prix du pétrole et alors que le nucléaire est très loin de faire l’unanimité, les regards (notamment ceux des pétroliers) se tournent vers les solutions énergétiques alternatives, dont les renouvelables mais aussi (et surtout) les fossiles.

Pour les compagnies pétrolières, l'Hexagone serait un gigantesque puits à huile et gaz de schiste, et que bien entendu, ce serait une erreur de ne pas en profiter...

Zone particulièrement visée: la Lorraine dont le sous-sol contiendrait 10% des réserves mondiales de gaz de schiste et 12% de celles d'huile de schiste ! Bref, ce serait le Quatar de demain.

Pour l’instant, la fracturation hydraulique est la seule technique connue pour extraire les gaz non conventionnels comme les gaz de schiste. Elle a été interdite en France en juillet 2011, mais pour combien de temps ?

La mission interministérielle a également établi un calendrier dans le but de déterminer précisément les conditions des expérimentations de fracturation hydraulique, ainsi que la date du vote de la loi qui les encadrera. Le parlement devrait l’étudier au second semestre 2013. Rien de rassurant donc alors que l’on croyait ce problème réglé.

Toujours plus loin, toujours plus cher, toujours plus dangereux (cf: la plateforme TOTAL en mer du Nord) alors que l’énorme gisement des économies est à portée de main, sans risque, peu cher et fortement créateur d’emplois. Cherchez l’erreur !