... trop sceptiques, trop endettés, trop près des élections, trop intéressés à ce que tout reste en l’état; au moins sur le court terme.

Le Brésil ne voulant surtout pas d’un échec, a systématiquement enlevé tout ce qui faisait débat. Résultat, un texte généraliste au possible, paré de belles intentions, sans aucun contenu concret ni agenda précis.

Restent les entreprises présentes en nombre, attirées par «l’économie verte» et bien sûr, les ONG.

La forte présence des entreprises laisse à penser qu’une grande partie des Etats compte sur elles pour développer les nouveaux modèles économiques de demain dans l’industrie, les services ou l’alimentation. Une sorte de privatisation du «développement durable».

Pourquoi pas, nul ne peut contester l’influence des grandes avancées technologiques apportées pas l’entreprise, au point de modifier foncièrement notre mode de vie souvent, de manière positive.

A elles donc d’innover en anticipant la rareté programmée de ressources d’énergie et de matières première, de sols, de biodiversité et d’eau.

A condition cependant que ce ne soit seulement que du «greenwashing» ; une sorte de «canada dry» de la révolution verte ; cela aurait pour conséquences de dénaturer le sujet et de ne pas avancer significativement vers «l’économie verte» ou ce que je préfère appeler l’économie de la durabilité. Un simple cosmétique où il faut plutôt une opération chirurgicale lourde.

Que le monde économique s’implique est indispensable mais pas suffisant ; ce sont de nouvelles organisations en société dont il est question. Revenir au local, privilégier les circuits courts, le recyclage, le réutilisation d’objets usés, mutualiser d’avantage les équipements, etc.

Pour cela, il faut faire émerger des modèles d’organisations en société qui fonctionnent déjà en «mode durable» ; car il existent !

Voilà le double rôle des ONG : informer, sensibiliser, montrer ce qu’il est possible de faire; ce qui marche et rester vigilantes pour dénoncer les «greenwashing», qu’ils soient d’Etat ou d’entreprises privées.

Aux citoyens enfin, de continuer à faire pression sur leurs gouvernants.