A première vue, un courrier électronique est plus écologique qu’un courrier physique sauf que pour envoyer un e-mail, il vous faut un ordinateur, des réseaux de communication et des serveurs de stockage; et tout ça, pour envoyer quelques 500 milliards d’e-mails chaque jour !

Dans le même ordre d'idée, téléphoner à l'aide d'un portable pendant seulement dix minutes par jour représente l’équivalent de 80 km en voiture chaque année, chiffre qu'il faut multiplier par six milliards de portables répartis sur l'ensemble de la planète...

A ce rythme, la contribution des TIC aux émissions de gaz à effet de serre pourrait passer de 2% en 2005 à 4% en 2020 soit le double des émissions attribuées au trafic aérien.

Ceci pour dire qu'une utilisation plus responsable de ces technologies s'impose ; notamment quand on sait que les réserves de certains des métaux utilisés comme le lithium par exemple, sont estimées à moins de 15 ans.

Au delà des émissions de gaz à effet de serre, c'est avant tout la pression exercées sur des ressources, qui rend les approvisionnements proches de la rupture.

Par exemple, l’extraction de silicium, nécessaire à la fabrication des écrans de portables ou de l’iPad (sur lequel est rédigée cette chronique...), nécessite des quantités considérables.

Quelques gestes ou comportements peuvent avoir un impact certain compte tenu de l'effet de masse. Réduire de 10% l’envoi de courriels mettant en copie systématiquement son responsable et un de ses collègues au sein d’une entreprise de 100 personnes permet un gain d’environ 1 tonne équivalent CO2 sur l’année.
En moyenne, on change de téléphone portable tous les 18 mois et d'ordinateur tous les trois ans ; c'est précisément la réduction de cette durée d'utilisation qui a le plus d'impact sur l'environnement. Rallonger cette durée ou faire en sorte que nos appareils soient réutilisés par d'autres constitue déjà une bonne piste d'amélioration.

Consulter également les tableaux comparatifs entre les différents modèles permet de faire des choix plus raisonnés; c'est aussi un moyen d'exercer la pression sur les fabricants pour aller vers des conceptions plus vertueuses.



Source: « Impacts écologiques des Technologies de l’Information et de la Communication »* (EDP Sciences Edition, 21 euros).