La pression est encore plus forte aux abords des grandes villes, où la nécessité de loger la population pousse les municipalités à transformer des terres agricoles, en terres à bâtir.

Certains promoteurs et collectivités commencent à s’emparer de la question et imaginent de réinvestir des surfaces non conventionnelles en ville pour y produire des denrées alimentaires, c’est le concept « d’agriculture urbaine ».

Cela consiste à cultiver des plantes, à élever des animaux, à les transformer et les distribuer à l’intérieur et en périphérie de la ville. Les formes sont multiples : potagers urbains individuels ou communautaires au sol, jardins de production sur les toits et même des serres de production intensive en hydroponie sur les toits ou dans des fermes verticales, élevage d’animaux de petite à moyenne taille.

Deux exemples parlants :

Celui de Serenbe, à 30 minutes d'Atlanta aux USA, où 1500 habitants vivent dans un "agri-quartier". Le concept est simple : une ferme est installée au milieu des maisons. Des maraîchers professionnels y cultivent, sur 10 hectares, des légumes mais aussi élèvent des poules et du bétail pour nourrir tous les habitants. Leur salaire fait partie des charges de la copropriété.

Plus près de chez nous, en Belgique, la ferme hydroponique des abattoirs d’Anderlecht va être développée sur près de 4000 m2. Elle s’implantera sur le toit d’une nouvelle halle marchande de Foodmet et produira à la fois des poissons, des fruits, des légumes et des plants aromatiques.

Pour préparer les professionnels du bâtiment et de l’agriculture à bâtir les « agri-villes » du futur, certaines universités lancent des formations spécialisées. C’est le cas de l’université de Liège qui lance à partir de février une formation certifiante en « agriculture urbaine » destinée aux professionnels de l’immobilier, de l’aménagement des espaces urbains et péri-urbains et de l’environnement.

Tout ceci ouvre des perspectives nouvelles et nous prouve que ville et agriculture ne sont pas incompatibles et peuvent même être complétement imbriquées, avec à la clé des modèles économiques viables, pour le plus grand bonheur des promoteurs, des agriculteurs et surtout des citadins !

Sources : France tv info, Gembloux Agro bio Tech-université de liège.