Pour définir simplement ce terme, on pourrait dire qu’il s’agit d’une accumulation d’eau dans le sol. Comme ces réserves d’eau se situent à faible profondeur, elles sont facilement mobilisables et constituent une ressource essentielle pour notre consommation. Les nappes phréatiques interagissent avec les réserves d’eau en surface. Présentes partout en France, elles sont dispersées de manière hétérogène à cause de la diversité géologique des sols.

Des réservoirs naturels précieux

Les nappes phréatiques ne sont autres que des réservoirs naturels d’eau souterrains formés dans l’aquifère. Ce terme désigne un terrain perméable et poreux qui se situe à faible profondeur.

Il existe des réserves d’eau souterraines plus profondes mais les nappes phréatiques à proprement parler sont proches de la surface. Ainsi, nous parvenons aisément à accéder à ces précieuses ressources en eau. Elles représentent d’ailleurs notre principale source d’eau potable. Sur notre territoire, plus de 60 % de l’eau potable est issue des réserves d’eau souterraines. La part restante provient des eaux de surfaces, c’est-à-dire des rivières ou des lacs.

Avant d’être consommées, toutes ces eaux sont extraites via des procédés de captage, puis traitées.

D’où vient l’eau accumulée dans les nappes phréatiques ?

L’eau qui s’accumule dans les nappes phréatiques provient des précipitations. Les eaux de pluie tombent dans le bassin versant drainé par des cours d’eau et des affluents. Une partie de l’eau issue de ces précipitations s’infiltre dans les sols grâce aux fissures des roches. Ce phénomène ne peut avoir lieu que dans une zone non saturée de l’aquifère. Cette zone est appelée vadose.

Progressivement, l’effet de gravité engendre l’écoulement de l’eau plus en profondeur. En comblant les espaces libres de l’aquifère, elle forme une zone saturée en eau, autrement dit : une nappe.

Le fait que la nappe phréatique se situe à faible profondeur est avantageux car nous pouvons aisément y avoir accès. Néanmoins, cette spécificité la rend vulnérable face aux risques de pollution atmosphérique.

Où se trouvent les plus grandes nappes phréatiques de France ?

Parmi les milliers de nappes souterraines recensées sur notre territoire, deux sont considérées comme les plus importantes. En Alsace, la nappe Rhénane renferme 35 milliards de m3 d’eau. La nappe de Beauce, située dans la région du même nom, stocke environ 20 milliards de m3 d’eau.

Différentes zones géologiques peuvent accueillir des nappes phréatiques, à commencer par les massifs montagneux. Composées de roches cristallines et volcaniques imperméables, ces zones géologiques accumulent pourtant de petites nappes d’eau lorsque des fissures sont présentes en surface. On peut observer ce phénomène dans le massif central, en Corse mais également dans le massif armoricain.

D’autres massifs montagneux comme les pyrénnées ou les Alpes se composent de roches poreuses. L’eau s’y accumule en plus grandes quantités offrant alors des nappes phréatiques plus importantes.

Un autre type de zone géologique dans lequel on peut trouver des nappes souterraines : les bassins sédimentaires. Il s’agit de zones composées, principalement, de roches poreuses. Elles peuvent donc stocker d’importantes quantités d’eau. C’est d’ailleurs dans ces zones que se concentrent les plus grandes nappes phréatiques. C’est le cas du bassin aquitain, de la vallée du Rhône ou encore du bassin parisien.

Enfin, les vallées traversées par des rivières ou des fleuves renferment des nappes alluviales. Il s’agit de réserves d’eau peu profondes stockées sous des sols perméables. Ces nappes circulent dans les sédiments des rivières. Ainsi, les réserves d’eau souterraines interagissent avec les cours d’eau qui s’écoulent en surface.

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