L'efficacité énergétique des appareils s'améliore certes, mais l'énergie nécessaire à leur fabrication augmente avec la miniaturisation, et leur nombre explose, comme le souligne les spécialistes de la question. Entre 1993 et 2000, le nombre de PC par habitant dans le monde a augmenté de 181%. Même constat du côté des téléphones portables : 471 millions d'unités ont été vendues en 2003 et 800 millions en 2005. Mais la consommation des appareils n'est que l'arbre qui cache la forêt ; derrière eux, les serveurs turbinent pour nous permettre d'échanger des informations toujours plus volumineuses. Et leurs besoins en énergie dépassent de loin ceux des ordinateurs et téléphones portables. En fait, la consommation énergétique des télécommunications mobiles est générée à 90% par l'infrastructure et 10% par le terminal représenté par l’ordinateur ou le portable.
De quoi fragiliser l’idée du « zéro papier » pour réduire son impact environnemental…

Le matériel informatique soulève aussi des problèmes pour les déchets qu’il génère. Les quantités augmentent deux fois plus vite que les autres types de déchets ; la complexité des appareils rend particulièrement difficile, voire impossible, leur recyclage. Un téléphone portable contient en moyenne entre 500 et 1000 composants. Au final, très peu d'appareils sont réutilisés ou recyclés. Cette technologie pèse aussi sur la raréfaction des ressources naturelles parce qu’elles utilisent de plus en plus de lithium (abondant au Tibet…) pour les batteries et d’autres métaux rares pour les écrans plats par exemple.

L'économie immatérielle, n’est encore que virtuellement durable.