Il y a 4 siècles, la controverse de Valladolid, portait sur la question de savoir si les Indiens avaient une âme… Il est plus que souhaitable que le 21ème siècle voit cette question (sous une autre forme) se poser à propos déjà des primates (nos cousins si proches), ensuite, des mammifères et plus largement, à tout le vivant (« l’anima »).

Répondre à cette question grandirait l’homme et l’obligerait à modifier complètement son rapport avec l’animal; donc, sa façon de manger, de se vêtir et de l’utiliser. C’est peut être pour cela qu’il ne souhaite pas aller trop vite…

Après être passés de l’adoration craintive de la nature à travers certains de ses représentants animaux les plus emblématiques, à une domination brutale dont il risque lui-même d’en être la victime, l’homme doit apprendre à collaborer avec ceux qui l'entourent. Le rejet ou le mépris de l’autre y compris l'animal, vient toujours de l’ignorance ; notamment de ses souffrances. C’est pourtant ce que l’on partage le mieux et qui nous rapproche le plus. Partir à la découverte de « l’altérité », est constructeur « d’identité ». Autrement dit, partir à la découverte de l'animal, renforcera la conscience de l’existence d’une humanité qui souffre un peu partout sur la planète et dont il nous faut prendre soin au-delà des craintes fondées sur l’ignorance de l’autre.