Des météorologistes de la NASA constatent que le week-end, la pollution par les aérosols diminue, en même temps que la circulation des camions et la consommation d'électricité. Les aérosols, réputés pour favoriser la constitution du noyau de la goutte d'eau, auraient la capacité de provoquer une hausse locale des chutes de pluies en milieu de semaine. La moyenne des vents change aussi avec le jour de la semaine. Dans le sud-est des Etats-Unis, la NASA a identifié un pic de pluie et de vent l'après-midi, entre midi et minuit. A partir de relevés effectués sur Terre, mais aussi grâce à des images satellites, les chercheurs de la NASA ont pu confirmer leur constat. Tout s'accélère dans le ciel, entre le mardi et le jeudi. Comme les précipitations et la pollution dans l'air, les particules se concentrent davantage dans les nuages qui sont déplacés plus rapidement par les vents.
Il semble que l’on provoque un changement climatique, non seulement à l’échelle de la planète et du siècle, mais aussi, à l’échelle locale et journalière, en fonction de nos activités quotidiennes notamment avec celle qui consiste à se déplacer. Les particules en suspension peuvent accélérer la formation de pluie, mais aussi la retarder, selon les cas. Convaincu de l'implication des aérosols dans la hausse des précipitations, les chercheurs considèrent qu'ils pourraient être un facteur du réchauffement climatique plus important que la concentration de gaz. Les aérosols engendreraient une série d'effets, dont la pollution de l'air ne serait que les prémices. Invisibles mais loin d’être inoffensifs, les aérosols n'ont pas fini de faire parler d'eux. Reste à prendre conscience de l'impact de nos activités quotidiennes, pour que nos trajets en voiture ne fassent plus la pluie ou le beau temps...