L'Inde, considérée comme le troisième pollueur de la planète, tout en s'opposant à des objectifs chiffrés dans la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, a lancé un plan d'action national contre le changement climatique qui se fixe, entre autres objectifs, l'amélioration de l'efficacité énergétique, la promotion d'une agriculture durable et des énergies renouvelables. C'est dans le domaine de l'énergie éolienne que le pays est le plus avancé. L'Inde est désormais le cinquième producteur dans ce secteur et s'est classée, en 2008, au troisième rang mondial en termes d'accroissement de ses capacités de production.
Dès le milieu des années 1990, le gouvernement indien avait mis en place un arsenal de mesures - notamment fiscales - pour développer cette filière. Les entreprises peuvent, par exemple, déduire de leurs impôts 80 % de leurs investissements dans l'éolien et les Etats indiens sont tenus de s'approvisionner en énergies renouvelables à hauteur de 5 % de leur consommation totale.
Avec 44 % des foyers indiens non raccordés au réseau, l'installation d'éoliennes permet d'approvisionner des villages souvent isolés et éloignés des centrales électriques. Le rythme d'augmentation des capacités, qui se situe entre 1 800 et 2 000 MW par an (soit l’équivalent de deux réacteurs nucléaires…), est toutefois freiné par une saturation des capacités de production de turbines éoliennes.
Les trois fabricants de turbines, Suzlon, Vestas et Enercon, dominent un marché qui devrait générer 14 milliards d'euros au cours des six prochaines années. Les entreprises françaises en sont encore absentes.
Outre le développement de l'éolien, l'énergie solaire constitue l'autre priorité du plan indien de lutte contre le changement climatique. Son développement, qui va bénéficier de 60 millions d'euros d'aide publique d'ici à 2012, en est au stade embryonnaire. (Source : Le monde)