Une meilleure efficacité de la chaîne de production alimentaire permettrait à elle seule de sortir du piège de besoins alimentaires croissants et de nourrir le surcroît de population attendu.
Au Royaume-Uni, un tiers de la nourriture achetée n'est pas consommé et, aux Etats-Unis, les pertes observées au niveau des différents systèmes de distribution sont estimées à environ 100 milliards de dollars par an. A titre de comparaison, les besoins du Programme Alimentaire Mondial, qui vient au secours des populations souffrant de la faim, se sont élevés à 3,5 milliards de dollars en 2008.
Le gaspillage est énorme; au total, près de la moitié de la production alimentaire mondiale est aujourd'hui perdue parce qu'elle ne correspond pas à des normes de marchés ou gaspillée lors de la consommation.

30 millions de tonnes de poisson sont rejetées à la mer chaque année. Des volumes qui suffiraient à assurer la moitié des besoins supplémentaires de pêche d'ici à 2050.
La valorisation de ces "déchets" pourrait nourrir le bétail, afin qu'une part croissante de la production mondiale de céréales ne finisse pas dans l'alimentation animale. Un tiers des céréales y est aujourd'hui destiné, 50 % le seront d'ici à 2050 si les tendances se poursuivent. Cela pourrait avoir des conséquences graves sur l'approvisionnement des populations dont l'apport calorique journalier dépend en moyenne pour moitié des céréales.

« Penser le changement et non pas : changer le pansement ! »