Si l’on connaît bien le fonctionnement humain en matière de prise de décision notamment s’agissant de choix politique ou de choix de consommation, personne jusqu’à maintenant c’était intéressé à cette question en relation avec les périls environnementaux qui menacent la planète.

Selon les spécialistes du Centre de recherches sur les décisions environnementales (Cred), si nous admettons que les désordres environnementaux sont le fait de l’activité humaine, c’est avant tout notre changement de comportement qui en sera la clé. La prise de décision –c'est-à-dire l'évaluation des situations et des risques associés, procède de deux systèmes qui travaillent en parallèle. Le premier travaille de manière cognitive ; il analyse la situation en pesant le pour et le contre, les coûts et les bénéfices. Le second système se base sur la mémoire émotionnelle et traduit l’appréhension intuitive du risque à travers un sentiment qui engendre une réaction primitive basée sur l’urgence du danger et l'expérience personnelle de la personne.

Naturellement, il semble que l'on privilégie avant tout le court terme. La partie analytique analyse plus favorablement les bénéfices de court terme sur ceux de long terme. Quant à la partie émotionnelle, tant que le danger n’est pas réellement présent… Bref, tout ça, ce n’est pas bon pour ma planète !

Les études montrent aussi que nous avons un quota d'inquiétudes au-delà duquel on change l’ordre des priorités. Nous sommes incapables de maintenir notre peur du changement climatique lorsque d'autres problèmes surviennent comme l'effondrement des marchés, une urgence personnelle, …
Nous échangeons simplement une peur à une autre. Autrement dit, il faut une catastrophe pour que l'on commence à bouger... Rien de réjouissant quoi!

Lien : http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/04/o-sont-les-cerv.html